27 janvier 2020
Le Dr Aldiouma GUINDO: La drépanocytose ne guérit pas, mais se soigne. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Lundi, 25 Août 2014 13:30

DOCTEUR ALDIOUMA GUINDO

En 2010, j’ai également fait un certificat d’hématologie à l’Ecole Européenne d’Hématologie. Depuis 2007, je suis Secrétaire général de la Société Malienne d’Hématologie-Oncologie. Je suis membre de la Société Française d’Hématologie depuis 2008 et également membre de la Société Africaine d’Hématologie, depuis l’année dernière.

Actuellement maitre assistant d’hématologie à l’Université de Bamako, je participe à l’encadrement des étudiants sous la direction du Pr Dapa A. Diallo. Je suis auteur et coauteur de plusieurs travaux de recherche dont les résultats sont publiés dans des revues de renom comme NATURE, PLOSMED, BLOOD... Depuis l'ouverture du CRLD, je suis responsable du laboratoire de recherche et de biologie clinique.

Pourriez-vous pour nos lecteurs, nous présenter le laboratoire d’analyses médicales du CRLD ?

Le laboratoire du CRLD est un laboratoire de recherche et de biologie clinique. Il a pour missions de mener des activités de biologie de routine et de recherche portant sur la recherche épidémiologique, clinique et fondamentale. Enfin, le laboratoire a pour mission d’assurer la formation des praticiens et étudiants du Mali et d’ailleurs. Au niveau de notre laboratoire, nous faisons le dépistage de la drépanocytose par la technique HPLC (High Pressure Liquid  hromatography) qui est une technique de référence. Nous envisageons d’utiliser les techniques moléculaires comme la PCR.

Nous estimons, au CRLD que le séquençage est une des perspectives envisageables dans le cadre de la recherche. Par ailleurs, dans le cadre des investigations biochimiques chez le drépanocytaire, nous disposons d’appareil de biochimie de dernière génération et ce, grâce à l'appui de partenaires comme la Fondation PIERRE FABRE et la Coopération monégasque que je tiens solennellement à remercier. Soulignons également les efforts du gouvernement malien et des partenaires sans qui le centre n'aurait pas vu le jour. Car leurs efforts nous amènent à offrir des prestations de qualité aux usagers et de contribuer significativement au développement de nouvelles connaissances sur la drépanocytose.

Docteur GUINDO, votre mot de fin.

La drépanocytose ne guérit pas, mais se soigne. Le respect des calendriers de visite et la collaboration franche avec les praticiens du centre sont les indispensables préliminaires des progrès attendus. Nous sommes engagés à leurs côtés et croyons fermement qu’ensemble, nous vaincrons la drépanocytose. Le CRLD est un joyau que nous devrons tous entretenir sans réserve.


Aux USA, j’ai réussi à faire le transfert de la technique moléculaire du dépistage des hémoglobinopathies

Mise à jour le Lundi, 25 Août 2014 13:31